La pratique
L'entrainement (Latihan en Indonésien) dure en général de 1h30 à 2h.
Nous sommes habillés de blanc (T-shirt et pantalon de toile) et pieds nus.
Rituellement un cercle d'ouverture et un cercle de fermeture délimitent la durée de l'entrainement.
Un échauffement de 30 minutes environ permet d'echauffer son corps tout en développant les qualités nécessaires à la pratique : souplesse, force, équilibre.
Le cours proprement dit peut varier fortement d'une séance à l'autre. En général le temps est partagé entre les exercices seuls (mouvements courts, mouvements longs, acrobaties) et les exercices à deux (feeling, balayages, Tui Chou).
Les mouvements
La pratique du Silat commence par les Pan Toan (lit. 8 directions) qui sont des mouvements courts apprenant au pratiquant à se déplacer, bloquer et frapper dans les « 8 directions ».
Ensuite, le pratiquant apprend à enchaîner des techniques d'attaque et de défense grâce aux Hoa Kun (lit. Fleur du mouvement), mouvements longs qui enrichissent la pratique depuis les formes de base jusqu'aux enchaînements plus complexes pouvant imiter des animaux, des caractères de la mythologie chinoise ou la nature.

Les Ketrampilan (lit. habileté) complètent ces mouvements, c'est un ensemble de roulades, chutes, roues, sauts et déplacements au sol. Il est à noter que tous les mouvements ainsi que ces « acrobaties » se pratiquent traditionnellement sur un sol en parquet…
Le pratiquant avancé peut également travailler avec des armes comme les bâtons courts et longs, l'épée, le sabre, la lance, le tri-bâton, le bouclier et autres.L'école de la Grue Blanche enseigne plusieurs ensembles d'exercices préparant à 3 formes de combat.
Les Tangkis Pukul (lit. Bloquer frapper) apprennent au pratiquant à bloquer et/ou à esquiver n'importe quelle frappe et à les contrer.Les Su Kong (lit. Travail des os) sont des exercices d'endurcissement des membres pouvant servir à l'attaque et à la défense.
Le travail en « mains collantes » ( Feeling ou Tui Chu ) permet d'exercer la sensibilité des mains et des bras au contact d'un partenaire.Les Ambilan (lit. Prise) sont un ensemble de balayages, de projections, de clés et de dégagements sur saisies à partir des trois positions : debout, assis et couché.
La forme de combat pratiquée, le Tui Chu (lit. Echange de sueurs) est une forme en « mains collantes » où les protagonistes essaient de se déséquilibrer l'un l'autre, voir de se faire chuter. C'est un combat et ça n'en est pas un, les deux protagonistes sont en fait des partenaires et non des adversaires et l'accent est mis sur la communication plutôt que sur la victoire.

